samedi, mars 2 2013

Ce n'est qu'un au revoir

Bonjour amis fidèles, J'ai décidé de continuer à vous partager mes pérégrinations sur un nouveau site dont voici l'adresse :

http://fukuokafrance.wordpress.com

Merci et à bientôt sur l'autre site. RUTHIE

lundi, janvier 14 2013

Ma basse-cour en janvier 2013

canards_huppes.JPGDSC04662.JPGpoule_de_cochinchine.JPGbrahma_perdrix.JPGbrahma_coucou.JPGbrahma_coucou_de_dos.JPG

Les premières fleurs de l'année

Viburnum_x_bodnantense.JPGpapaver_somniferum.JPGnoisetier_tortueux.JPGmahonia_Charity.JPGlierre_panache.JPGlaurier_tin.JPGcotoneaster.JPGconsoude.JPG

vendredi, décembre 7 2012

Belles exotiques

Dans le précédent article j’ai décrit la différence entre la logique propre à la nature et notre logique d’homme savant. Pendant des années, poussée par un instinct insoupçonné, j’ai choisi pour mon jardin ornemental en France des plantes dites exotiques. Bougainvillées, hibiscus, oiseau de paradis et des palmiers frileux me fascinaient tout en me rendant esclave. C’est peut-être ainsi en amour, c’est un enchainement de longue durée, jusqu’au jour où la relation déséquilibrée de possesseur de plantes et plantes possessives se révèle au grand jour. C’est lors d’un voyage éclair à Cadix que j’ai vu l’extrême stupidité de ma collectionnite. Là-bas mes palmiers se trouvent en taille XXL et en quantité inépuisable, parfois même poussant à l’état sauvage comme ultime paire de claques. Belles plantes d’intérieur que je n’ose laisser dehors sous mes latitudes s’établissent comme du chiendent à chaque recoin laissé nu. Certes, je ne pourrais pas faire mes valises à chaque fois que l’envie me prendrait de contempler ces plantes, mais je sais désormais qu’il vaut mieux laisser les plantes vivre heureuses et non pas sous perfusion ou sous climat contrôlé.

Il y a aujourd’hui une deuxième motivation qui m’anime. J’ai décidé de planter pour manger. Au lieu de les nourrir j’ai pensé que les plantes pourraient plutôt me nourrir. Je ne voudrais heurter aucune sensibilité, mais il me semble que quand j’achète un fruit au supermarché ce sont autant d’intermédiaires que je suis en train d’enrichir, sur le dos de la nature qui nous offre tout gratuitement pour peu qu’on ait envie de cueillir. Il est vrai que sans supermarchés des citadins seraient privés de fruits, par exemple. Mais, sans villes entassées de monde il n’y aurait pas besoin de faire un stock de fruits pour nourrir une foule compacte sans accès à un verger dans leurs appartements étriqués.

Suis-je en train de critiquer des citadins ? Non, j’en fais parti, à la seule exception que je jouis d’un lopin de terre. A Paris, à Londres, à Tokyo seules quelques nantis possèdent une terrasse pour y installer des grands pots ou des jardinières. Pourtant ce ne sont pas ceux-là qui ont besoin de planter. Certains ont probablement des maisons à la campagne. Ou alors mangent très peu. Je ne pense pas à eux, mais à des gens qui survivent chichement ayant quitté leurs terres pensant bien faire. En traversant les vastes plaines de l’Espagne pour me rendre à Cadix je me suis dit que le monde finalement est très peu peuplé. Paris n’est pas la France, ou le monde, et si nos intellectuels et hommes politiques sortaient de leurs villas ils verraient le problème de la faim dans le monde autrement.

La crise est, certes, dans notre économie, mais je me rends compte qu’elle est tout d’abord dans nos esprits. C’est une révision générale qu’il nous faut faire dans notre façon de voir le progrès, le confort, la réussite. Mais, cette discussion-là est pour un autre jour.

Un pari gagnant-gagnant

Moi qui suis frileuse, passer la fête de noël au chaud non pas devant une cheminée, mais sous un soleil tropical aurait été la dernière chose à laquelle j’aurais pensé. Je me trouve aux Philippines et au moment où j’écris il fait 27°Celsius. L’idée que le Père Noël viendrait en claquettes me paraît incongrue, mais son habit polaire serait vite un frein à la distribution des cadeaux.

Quid de mon jardin naturel que j’ai laissé sans soins en France sous des températures hivernales ? Encore une fois nous constatons la grande liberté que permet l’agriculture naturelle.

S’il était plus mature mon potager naturel se ressèmerait tout seul. Il vient d’être crée. Il n’est pas autonome. J’aurais dû refaire des boulettes de terre et les parsemer déci delà avant d’abandonner mes parcelles à l’Hiver. Mais, on ne fait toujours pas ce que l’on veut.

Toutefois, je suis parti sans scrupules, car tout d’abord de zéro récolte à zéro récolte il n’y a pas de perte. De plus je risque de voir pousser des semis spontanés. En outre il me reste printemps et été prochains pour planter.

Et la vie continue, en boucle. Les saisons passent et se ressemblent. Normalement, au début je dois être plus appliquée dans l’établissement de mon jardin fouillis. Ah la mauvaise élève que je suis. Encore heureux que la Nature ne me gronde pas, car ma défaillance est ma propre punition.

Là, je parle de nouveau comme une semeuse traditionnelle, car dans la nature il n’y a pas cette notion ou idée ou attitude de punition comme on l’entend. Tout comme il n’existe pas de plus fort ou de plus faible, ni de plus important ou de plus insignifiant, de plus productif ou de moins rentable. Si c’était une société d’hommes je décrirais la nature comme étant une anarchie harmonieuse où il n’y a pas de perdants et où tout le monde gagne en fin de compte.

mercredi, octobre 31 2012

New York sous les eaux

Quand nous pensons à New York nous voyons une fameuse statue de bronze rendu vert de gris par le temps, un cadeau de la France à un pays ami. On imagine des gratte-ciels et des taxis jaunes. Or, New York est un immense état et cette image d’Epinal représente la seule petite île de Manhattan.

Je prends deux secondes pour penser à nos frères américains qui viennent de subir le typhon Sandy et bientôt une élection présidentielle.

Comment l’homme que son peuple désigne comme étant le plus puissant au monde n’ait rien pu faire contre quelques gouttes d’eau propulsées par du vent que personne n’a en fait jamais vu ? Son arsenal d’armement n’a-t-il pas pu contre-attaquer ? Les traders de Wall Street n’ont ils pas réussi à mettre à profit leurs dons de prévision ?

L’Homme dans son immense intelligence, qui manipule des gènes et qui propulse des particules atomiques, qui explore les déserts de la lune et de Mars, qui fait jaillir du pétrole des entrailles de la terre, cet homme-là a négligé de balayer devant sa porte. Il ne s’est pas bien occupé de son foyer. Au lieu de vadrouiller je ne sais où il aurait mieux valu penser davantage à son chez-lui. A la place de cela il a laissé ses forets se dénuder, ses eaux se croupir, son atmosphère se polluer.

Le résultat est déconcertant. La nature est devenu rare, donc précieuse. Or, la nature est faite pour être la plus ordinaire et la plus gratuite des biens. Il suffit de regarder Manhattan pour montrer une absurdité...que tout le monde a fini par croire est une normalité. Vu du ciel l’île de Manhattan est comme une émeraude sertie dans du béton. L’immense verdure qu’est Central Park fait penser à la plus précieuse des pierres, supérieure en valeur au diamant. Quoi de plus banal qu’une graine qui tombe sur le sol et qui germe pour donner des siècles ou des décennies plus tard un arbre majestueux ? Quoi de plus gratuit ? Comment se fait-il alors qu’une vue sur la verdure de Central Park ne soit réservée désormais qu’aux seuls riches et célèbres ?

J’ai vu une photo insolite cette semaine dans les pages glacés d’une revue de décoration de haut niveau. Elle montre une terrasse très branchée et très haut perché à New York. Le client pourrait boire tranquillement son café toute en regardant sans trop l’entendre le trafic sur les rues et les avenues en quadrillage de Manhattan des dizaines d’étages plus bas. Je ne sais pas si je dois rire ou alors pleurer, mais j’ai en tout cas souri. Le sol de ce café branché était planté de mauvaises herbes pour donner l’effet d’un déjeuner en pleine nature. Ici, les mauvaises herbes doublaient où triplaient le prix du café.

C’est partout pareil. Les grandes avenues de Paris bordés d’arbres sont réservées à l’argent. Les beaux quartiers de Los Angeles ou de Miami sont implantés là où il y a encore des arbres. Ailleurs les populations vivent au milieu du béton tagué, sans arbres à grimper par des petits enfants, ou cœurs entrelacés à graver par des amoureux, où sous quelle ombre les seniors puissent jouer au scrabble.

La Nature ne coûtait pas un centime, et nous les hommes dans notre immense intelligence avons trouvé moyen de la transformer en une valeur coté dans les Bourses que nous avons eu la brillante idée d’inventer.

vendredi, octobre 19 2012

Un jardin normal

Le mot normal est redevenu presque normal. Il est à la mode. Il est dans toutes les bouches politiques et journalistiques. Cependant combien d'entre nous connaît la vraie forme d'un pommier? En ce qui me concerne, je ne vois que des arbres en gobelet, en espalier, en cordon. Aujourd'hui je partage avec vous un lien qui m'a fait cadeau de quelques minutes de grande fraîcheur.

Bonne journée.

http://www.notele.be/index.php?option=com_content&task=view&id=6971&Itemid=254

vendredi, octobre 12 2012

Une pause

Comme la nature je prends une pause. Je regarde autour de moi, mon jardin d’ornement, le potager naturel, les jardins des voisins, les parcs publics, les arbres des avenues. Dans un autre article j’ai dit ne pas avoir l’intention d’arroser pendant tout l’été. En effet je me suis limitée aux plantes en containeur et des plantations de l’année. Le bilan est mitigé. La canicule et la sécheresse ont été durables. J’ai perdu des sujets. Seuls les plus résistants demeurent. Mon jardin a subi le test des Spartiates. Le bébé est resté non pas dans le froid, mais dans le chaud.

Cependant le constat est étonnant. Mes plants de tomates qui ont fleuri tardivement donnent toujours de beaux fruits alors que la plupart de ceux de mes voisins sont en fin de vie.

Mes carottes de Colmar sans irrigation ont donné des mini carottes…dévorées en une fois à la croque en sel et avec grand plaisir.

Le concombre a eu la vie écourtée par la canicule, la courgette a ressuscitée après la première pluie d’automne.

Seul le potiron paraît gaillard.

Les deux jeunes rhubarbes répondent présent.

Les dahlias sont fleuris.

Des cosmos de semis spontanés vont commencer à s’épanouir.

Par contre je ne compte plus le nombre de jeunes noyers, chênes, et noisetiers.

Si la parcelle n’avait pas été tondue elle serait devenu en sept ans une forêt de feuillus.

Vraiment, il y a dans la vie des occasions manquées.

L’automne me donne l’opportunité de penser à l’avenir.

mercredi, septembre 5 2012

La boîte de Pandore

Durant mon court séjour en terre sud-africaine j’ai remarqué une chose sans vraiment la remarquer à ce moment-là tant elle était omniprésente. C’est toujours pareil. Quand on a perdu une chose on essaie de courir après son souvenir. Maintenant je me trouve à plus de dix mille kilomètres de cette terre-là. Je vois toujours sa couleur.

Comme je me souviens de celle d’une forêt de hêtres et de sapins. Ou celle d’un sol de pinède comme il s’en trouve dans les Landes en France où j’habite. Il me semble que la première est d’un gris plus foncé que la dernière. Quant à celle de la Laponie, eh bien si mes souvenirs sont fiables la couleur est d’un gris perle très sablonneux, sans contenir – il me semble – beaucoup de matière organique.

En fait je ne les ai jamais observées de façon intentionnelle ou ordonnée. Comme je l’ai dit plus haut, quand on n’a plus une chose devant les yeux on court après son souvenir.

Dans un film hollywoodien des camps rivaux voguant sur des mers s’entretuent pour un demi-bocal de terre. Imaginez une mer où il n’y a pas de plage où s’échouer. Je ne parle même pas de cocotiers ou de hamacs. Juste une plage, même rocailleuse. Deux décennies après la sortie du film, science fiction devient actualité. Des pays se disputent de la terre. Le pétrole c’est bien, mais ce n’est pas comestible. Une chance pour ces pays désertiques que l’argent puisse encore tout acheter…aujourd’hui.

Un proverbe indien dit que quand l’eau, la terre, et l’air seront pollués on pourra toujours essayer de manger son argent. Je ne suis ni sage ni prophète, mais je sais que le bien le plus précieux sur terre est notre terre. La porte que je viens d’enfoncer peut sembler bien ouverte à vos yeux, mais en réalité, concrètement, dans la vie quotidienne, elle est bel et bien fermée. Par exemple, je prends la voiture pour faire une petite course sous prétexte qu’il fait trop chaud ou trop froid pour y aller à pied. Je me laisse tenter par des fruits qui viennent de très loin. Bref je suis une consommatrice ordinaire.

De manière générale nous nous plaignons de la hausse des prix. Le porte-monnaie est le premier touché. Nous butons sur cette situation désagréable. Or, à quoi bon ronchonner ? Ne devons-nous pas plutôt nous arrêter sur nos pas, nous asseoir, et réfléchir sur un plan de cent ans ? Imaginez un monde sans pétrole. La solution n’est pas de trouver des énergies de substitution. C’est une grosse erreur et nos dirigeants foncent dedans la tête la première. Est-ce que nos grandes écoles forment des cerveaux éponges qui absorbent beaucoup, mais se trouvent tellement pris par la tâche qu’ils en oublient de réfléchir ? Je ne le pense pas, mais il est plus facile de réfléchir sur comment faire que sur comment refaire. On prend la situation actuelle et on essaie de l’améliorer. Cela me rappelle l’histoire de la vieille dame le soir de Noël qui met du sel dans son café. Toute la famille propose sa solution miracle. Le plus petit membre de la famille dit, il faut faire un nouveau café.

Oh ! Je ne suis pas une pessimiste ! Je sais qu’il y a moyen de vivre bien, mieux que nous le faisons actuellement. Ceux que les communistes appellent des capitalistes auront du retard dans la compréhension de ce que je vais tenter d’expliquer. Ils sont pris dans une sorte de jeu, et plus ils gagnent plus ils sont adulés. Le pouvoir engendre la dépendance, celle du pouvoir. Ont-ils seulement jeté un regard sur leur terrain de jeu : le monde, les hommes, la nature ? Quelle désolation, quelle destruction. Ce n’est pas la splendeur des gratte-ciels ni les excursions lunaires qui feront oublier le désordre engendré en moins d’un siècle de vie moderne.

Prêche-je pour un retour vers le passé ? Non. D’ailleurs c’est impossible. La boîte de Pandore est ouverte, allons plutôt chercher cette petite voix au fond qui se nomme Espoir.

vendredi, août 31 2012

Logique et Industrie

Pèle mêle je vous livre quelques réflexions.

Un jour que mon cerveau était assez paresseux pour prendre une sieste mentale une lumière s’est allumée, ce qui m’a fait sourire, car la situation fait penser à une ampoule dessinée au dessus d'une tête.

Parfois la logique est tellement évidente qu’elle échappe à notre vue.

En croquant une tomate non gigantesque de mon jardin sauvage je me suis dit que le trou de la sécurité sociale serait moins grand si la politique gouvernementale faisait en sorte qu’une nourriture de qualité soit rendue disponible à tous. Il m’a semblé alors évident qu’au lieu de guérir une population prône aux maladies il serait plus judicieux de la maintenir en bonne santé. Cette ampoule est tellement lumineuse qu’elle devient invisible.

Une fois cette logique démontrée des questions subsistent. Que deviendrait notre économie actuelle ?

Quelles conséquences si nos agri-commerçants arrêtaient d’employer tracteurs, engrais, pesticides, et irrigation ? Et si l’agro-business cessait d’exister tout simplement ?

Tout un pan de l’économie mondiale s’effondrerait, jusqu’au moindre fabricant de vis pour tracteur ou poudre d’hormone de bouturage.

Pire encore, l’industrie pharmaceutique et la profession médicale souffriraient de chute de clientèle.

Une chanson populaire dit que demain le soleil se lèvera de nouveau. Un peu tiré par les cheveux, mais cette phrase pourrait s’appliquer aux secteurs en faillite ci-dessus.

Quand la majorité des citoyens serait en bonne santé la société présenterait un autre visage, souriant, reposé, serein, pacifique, ce qui aurait pour effet de la rendre en meilleure santé. C’est un cercle vertueux.

Les chômeurs d’un nouveau genre pourraient se recycler dans le bien-être, la haute-cuisine, les arts, la technologie de pointe, les loisirs.

Si l’on m’avait dit qu’un jour on trouverait un produit pour rendre une pomme éternellement fraîche je ne l’aurais pas cru. Si je rêve aujourd’hui d’une alimentation de haute qualité pour tous, serait-ce possible qu’un jour ce rêve fou se réalise ?

Ma petite contribution à cet effort semble … aussi folle. Un potager sauvage, tout au moins les balbutiements d’un tel jardin, peut se voir sur les photos ci-dessus. Il me nourrit. Il devrait pouvoir alimenter une famille de quatre, un jour pas trop lointain quand les mécanismes de la nature auraient atteint un début d’équilibre dans mes 300 mètres carrés ? Pour bien faire, les kilomètres carrés qui l’entourent devraient retrouver leur équilibre naturel eux aussi…

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samedi, août 18 2012

ZA Afrique du Sud

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Je considère comme une grâce singulière d’avoir pu apercevoir dans leur habitat naturel les animaux majestueux de la savane sud-africaine.

Je vis dans le sud-ouest de la France où il arrive de pleuvoir suffisamment pour échapper à l’appellation de climat méditerranéen. Le paysage est verdoyant sauf en cas de canicule ou après une tonte de gazon acharnée comme il semble être la mode partout et toujours. Lorsque j’arrive à obtenir un champ fleuri du plus bel effet ondoyant et bariolé au début du printemps une démangeaison semble surgir et a pour conséquence de faire faire démarrer une tondeuse thermique par mon gentil époux. S’il avait pu voir de ses propres yeux le Parc Naturel de Pilanesberg au nord ouest de l’Afrique du Sud je suis persuadée qu’il ne démarrerait plus jamais une tondeuse de sa vie. Ce parc se situe dans le vaste cratère plat d’un volcan éteint. Partout il n’y a que broussailles brûlées et arbustes desséchés. Quand au loin nous apercevons des arbres verts ce sont en fait des cactus ou autres succulents.

Or, ce parc de 65,000 hectares accueille parmi les plus grands fauves au monde et leur fournit abris et nourriture. Par exemple, un éléphant passe 18 heures par jour à manger. Une girafe ne doit pas être loin du compte. Sans parler des zèbres, impalas, hordes de gnous, des rhinocéros, hippopotames, buffles, crocodiles, et oiseaux qui tous doivent se nourrir. L’anneau de collines qui encercle cet ancien cratère est couvert d’une végétation sèche et qui plus est éparse. Il semble n'y avoir guère d’endroits où s’abriter ou se refugier. Je me suis dit que c’est vraisemblablement la raison pour laquelle les pelages ont la couleur qu’ils ont.

Secs et brûlés, ces paysages sont pourtant époustouflants de beauté. Les bijoux de bêtes parsèment ce diadème en ton sur ton avec des émeraudes de cactus ça et là. Je serais ravie de remplacer mon jardin par celui-ci qui n’a besoin de ma main pour rester majestueux quelque soit le temps ou la saison. Que d’efforts pour maintenir mon jardin propre, vert, et contenu, alors que là-bas au Pilanesberg où les seuls jardiniers sont les bêtes et la nature, nous pouvons admirer une œuvre d’art de paysagiste d’avant-garde.

Non loin de là, à Sun City, lieu de détente pour riches sud-africains, golfes verdoyants côtoient plage artificielle à vagues, palace de mille et une nuits, et reconstitutions d’un monde perdu tel que les cinéastes l’imaginent. Plantes tropicales dans un cadre de gazon luisant poussent de-ci de-là. Au lointain nous apercevons les plaines et collines arides du Pilanesberg.

Collines arides du Pilanesberg.

On pense à la Californie, où étendues de désert relient villes arrosés. Tout cela pour le plaisir des yeux, car je n’ai jamais vu personne brouter du gazon et je ne connais aucun végétarien en mettre dans son menu. Il est temps de prendre du temps à réfléchir quant aux demeures royales de France et de Navarre que nous cherchons inconsciemment à perpétuer dans nos jardins de mouchoir de poche. Oh, j’aime visiter les parcs et les châteaux…seulement je me rends compte que j’ai en fait admiré des témoins de la souffrance humaine et de l’esclavage du passé, ainsi que de l’utilisation d’équipements pétrolifages du présent. Mon cœur balance entre l’admiration de ces merveilles du monde et le gâchis de ressources rares et peut-être non-renouvelables que leur entretien demande. Aujourd’hui je me rends compte, après avoir visité le Pilanesberg, que laisser la nature à ses œuvres garantie à coup sûr une réussite à cent pour cent sans tous les artifices et les outils que nous, humains, croient devoir nous encombrer pour faire du beau et de l’extraordinaire.



Je ne regarderai plus un gazon de la même façon. Je ne regarderai plus une friche de la même manière. Je saurai, devant l’incompréhension de l’utilité de tous les indésirables pestes et maladies et mauvaises herbes, que si je laisse faire la nature, comme au Pilanesberg, le résultat final sera un chef d’œuvre.

jeudi, août 2 2012

Eau non

Cet été, contrairement à ce que j’ai observé comme un rituel immuable depuis presque dix ans, époque à laquelle j’ai dessiné et planté un jardin d’ornement, je n’ai pas mis en marche l’arrosage intégré.



Le principe d’un jardin naturel est d’attendre que la pluie tombe. Bien entendu il ne s’agit pas d’abandonner une plante à son sort climatique. Il convient d’essayer de reproduire l’environnement d’une forêt où une graine tombée puis germée a toutes ses chances de croître vigoureusement et sainement. Il s’agit, donc, de donner à un végétal une couverture telle qu’elle recevrait naturellement dans une forêt où des feuilles et des branchages ainsi que des plantes tapissantes ne laissent pas paraître un seul centimètre de sol nu. La pluie s’infiltre gentiment dans le sol, même la pluie la plus torrentielle, car une éponge épaisse l’absorbe dans un amortissement digne d’un matelas. La couche d’humus longuement constituée n’est donc pas emportée et le sol n’est pas lessivé. Ainsi, une canicule ou, moins dramatique, une sécheresse, serait plus supportable du fait de la couverture isolante. Cette couche de débris végétaux prend habituellement le chemin de la déchetterie. Personne ne voudrait d’un amoncellement inesthétique laissé à demeure jusque complète décomposition. Pourtant tout le monde convient de dire que le sol d’une forêt n’est pas sale. Quand dans une époque révolue j’étais une étudiante parisienne je devais prendre la voiture pour enfin pouvoir découvrir à pied des chemins sylvestres. Les enfants adorent ces promenades. Le sentiment de bien-être est réel, palpable, respirable. Les enfants ne s’y trompent pas. Il faut hélas rappeler qu’une forêt aux portes de Paris est forcément entretenue pour les besoins de ses promeneurs. Elle est fréquentée par des citadins en mal de nature, quelle contradiction que celle de devoir monter dans une automobile pour y aller.



Mon jardin d’ornement soumis au régime sans eau a bien triste mine cette année.



On verra l’année prochaine.

mardi, juillet 10 2012

Saisons

Aujourd'hui il fait frais pour un mois de juillet. Les juillettistes ne doivent pas tous être contents. Tout autour de moi j'entends des jardiniers s'exclamer qu'il n'y a plus de saisons. Je regarde le ciel et je me dis : et si ce sont nos calendriers qui sont devenus caducs? On a le même depuis toujours et on voudrait obliger les saisons à se caler à nos arbitrages? Vraiment l'homme est un être prétentieux et égocentrique. Il n'a peut-être pas noté qu'il y a plus de quatre saisons et pas forcément dans le bon ordre. Et puis pourquoi diviser la vie en années et en saisons? Pour des raisons administratives me diriez-vous. Soit. Alors qu'on garde les saisons à des fins administratives et qu'on vive nos vies sans saccades et sans ruptures. De cette façon ce sera tous les jours Noël.

vendredi, juillet 6 2012

Un proverbe du Népal

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Au Népal il y a un proverbe qui dit qu’il est facile de changer d’habits, mais presque impossible de changer d’habitudes. Depuis la naissance nous assimilons comme un caméléon le monde qui nous entoure, et conformons. Pour cette raison j’ai eu du mal à concevoir comment des plantations laissées sans soins ou presque pourraient bien survivre ou même produire. C’est bien là le grand enseignement de l’agriculture naturelle, que la Nature n’a besoin de leçons d’aucun homme. Jeune jardinière j’ai été prise en main par des vétérans. Fais ceci à tel moment fais cela à tel autre moment et continue à faire cette troisième chose pendant faute de quoi ta récolte sera pitoyable. Des recommandations pleines de bienveillance et d’affection que j’ai essayé de pratiquer avec ardeur pendant des années. Or, plus je faisais il m’a semblé que plus il y avait à faire. C'est-à-dire que la nature était plus forte et plus rapide que moi pour faire proliférer les mauvaises herbes, les gourmands, les maladies, les pestes. Un combat inégal. Il me semblait que ma petite personne luttait seule contre la Nature que j’aimais tant moi non plus. J’étais mal. La révolution d’un seul brin de paille fut une révolution d’un brin de riz gros et plein qui s’est ressemé dans un champ laissé à l’abandon. Il était la preuve vivante que la Nature agissant sans contrainte faisait un travail remarquable, que l’homme s’il ne faisait rien pour contrer ce travail s’accomplissait à merveille. Depuis des siècles le jardinage suit des règles. Depuis des siècles l’homme pense que sa récolte généreuse vient de son labeur. Un jour Masanobu Fukuoka s’est demandé pourquoi, la Nature étant parfaite, avions-nous besoin de la parfaire ? Le jour qui se lève est-il le résultat de la nuit qui tombe ? Existe-t-il un lien de causalité entre les deux ?

C’est ainsi qu’il s’est lancé dans une quête négative pour découvrir quels gestes du semeur il pouvait économiser. La conclusion est incontestable.  Son travail est documenté,  ses résultats constatés, des médailles lui ont été attribuées, des audiences prestigieuses tel que celle de l’ONU l’ont entendu. Alors pourquoi en France personne ne le connaît ?

Si vous chercher autour de vous, ou alors dans d’autres pays, son message n’a pas été porté au plus nécessiteux et sa méthode a trouvé une sourde oreille chez nos dirigeants. Un message qui dit « plus de tracteurs, ni de rachat de semences, ni d’utilisation de produits pharmaceutiques, ni de ministère de l’agriculture car planter n’est pas sorcier, ni de faculté d’agronomie, ni de cotations en bourse pour les denrées alimentaires, un petit lopin de terre suffit à nourrir une famille… » n’intéresserait aucun homme politique ou commerçant sur ce monde moderne. La vraie modernité vient cependant de ce message de libération. Fini l’esclavage industriel, la dépendance quasi-totale au supermarché du coin, l’ignorance des saveurs de nourriture naturelle. Fukuoka dit que nous pensons connaître le goût d’un aliment quand en fait nous parlons de la sauce qui l’accompagne. Mon jardin naturel se trouve dans le coin le plus reculé de la propriété afin de cacher sa vision désordonnée aux passants citadins. Comme j’ai dit dans mon tout premier article c’est la première année de sa création, il un fouillis indescriptible car en stade de formation, et je ne sais combien de temps il faudrait pour reconvertir une prairie régulièrement rasée en un potager naturel. Au grand étonnement de tous il est productif. Il a commencé à me nourrir.

samedi, juin 30 2012

Gallinanterie

Parfois dans ma vie affairée je me surprends dans un état de fascination immobile devant une feuille si parfaite que cela ne m’étonnerait guère qu’elle ait été dessinée par Leonard de Vinci, une discrète fleur de pommier que je n’ai pas l’habitude de regarder et qui est belle comme une rose, et encore et toujours devant le comportement de mon coq Brahma tellement exemplaire que je pourrais inventer un lien d’étymologie entre galanterie et gallinacé.

Au début je me disais en le regardant, quel pacha, quel orgueilleux. Le voilà au milieu des poules comme un roi de basse-cour. En l’observant plus longuement pour admirer son plumage qu’un camembert n’aurait pas rendu plus beau je me suis faite une réflexion, que si les hommes se comportaient comme lui les femmes seraient plus joyeuses.

Il y a quelques mois c’était un jeune homme. Aujourd’hui c’est un homme. En août il aura un an. Il me voit de loin quand j’arrive pour les nourrir. Il appelle les poules d’un ramage codé et ce petit monde laisse tout tomber et marche ou vole pour m’accueillir. Lorsque je lance des graines de maïs roux par poignées il ne s’y jette pas. Il attend que les poules commencent à les picorer et ensuite seulement picote-il. Quand il trouve un ver de terre il glousse pour appeler les poules afin qu’elles mangent le ver. A un moment donné il sent que la nuit va tomber et il appelle les poules en faisant cocorico pour les rassembler. Les poules ont pris l’habitude de déambuler sur tout le terrain. Etant plus fines que le coq elles passent à travers les mailles du grillage mouton. Le coq reste dans l’enclos. En fin de soirée il les appelle pour qu’elles viennent rentrer tout doucement à la maison. Vraiment, il est impressionnant de voir un tel comportement prévenant. J’habite à quelques lieues du pays du bon roi Henri IV, mais en voyant mon coq si bien élevé le Vert Galant n’aurait sans doute pas en concocté un coq au pot.

mardi, juin 26 2012

Les plumes de mon jardin

Il y a quelque chose avec les gallinacées qui m'attire. Ils n'aboient pas. Ils vous offrent des cadeaux pour votre table. Ils vous suivent à la queue-leu-leu pendant que vous tondez la pelouse. Ils vous mangent dans la main. Une fois j'ai perdu un poussin à un épervier. C'est la loi de la nature...mais, quand il s'agit de la première couvée de toute ma vie citadine embarqué dans un retour à la nature alors je retrouve la colère des gens des villes. Grrrrr! Dimanche dernier j’inspecte un tout nouveau marché local. J'ai fait deux stands. Le deuxième proposait des poules, des coqs, et des canards. Un caneton huppé s'est retrouvé dans ma coffre de voiture. Quelques photos de basse-cour se trouvent ci-dessous.

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lundi, juin 25 2012

Un petit exposé

Il se peut que vous n’ayez connaissance ni de Fukuoka ni de l’agriculture naturelle. Vous pensez peut-être que c’est encore un truc bio, encore un...

Jusqu’à présent je n’en avais jamais entendu parlé moi non plus. Cela fait seulement un an que je l’étudie et que j'essaie de le mettre en pratique sur mon lopin de terre.

Pour faire court il y a quatre principes.

Ne pas labourer la terre. Ne pas arracher les mauvaises herbes. Ne pas arroser systématiquement. Ne pas utiliser de pesticides.

Je me sens injuste de résumer une si vaste et si riche pensée qu’est la méthode Fukuoka en quelques mots réducteurs, car elle est en fait sans frontières de la même façon que la nature est omniprésente. Ce n’est pas la nature qui nous entoure comme une sorte d'environnement, ce sont nous qui sommes dans la nature comme une goutte se trouve dans un océan.

Dans un petit nombre de pays et surtout en Inde l’agriculture naturelle commence à faire des émules. Ce sont des instruits qui ont accès à l’Internet et rencontrent Fukuoka par ce biais. Convaincus ils la disséminent aux cultivateurs qui cherchent à se libérer d’une vie qui n’en est pas une, pour se convertir à cette agriculture non immédiatement rentable ou profitable mais oh combien durable et fiable. Il y a aussi le cas de personnes qui sont tout simplement soucieux de préserver l’environnement. Plus étonnant encore, il y a ceux qui pratiquent l'agriculture naturelle sans jamais avoir entendu parlé de Fukuoka.

Le principal obstacle à l’extension de l’agriculture naturelle est cette pauvreté qui pousse les fermiers à faire du rendement instantané pour subvenir aux besoins les plus pressés et les plus fondamentaux.

Je ne vais pas répéter ici combien les super produits miracle et autres découvertes de nos chercheurs de bonne foi nuisent au lieu d’aider la condition humaine et l’état de la nature. Ces innovations mobilisent tout d’abord nos meilleures têtes pour ensuite solliciter nos poches déjà trouées.

Je pense que dire à un pauvre agriculteur au nom de la révolution verte, « tu sais va vite emprunter de l’argent pour pouvoir planter ces graines miracles mais alors d’abord tu dois être sûr de ne laisser aucune autre végétation sur ta terre avant de planter ces haricots magiques et pour ce faire je te donne le nom du produit pour y arriver plus vite et tu verras que demain ces graines que je te vends et que tu dois obtenir uniquement de moi pousseront à condition de ne pas oublier de verser cette autre poudre de perlimpinpin et cette fiole de potion de réussite »,est un crime contre l’homme et contre la nature. Je ne cautionne pas le sensationnalisme, mais en Inde le nombre de suicides de fermiers endettés est alarmant. Pendant ce temps nous ici dans nos pays confortables nous lisons et puis zappons.

Le Japon nous a donné cet homme, Masanobu Fukuoka, et dire que le Japon est le terrain le moins hospitalier à cet enseignement. L’Europe avec nos vieilles traditions d’agriculture bien encrées et éprouvées n’est pas moins hostile. L’adage se vérifie, nul n’est prophète…

Toutefois, si nous voulons continuer à entretenir un monde dont le nombre d’habitants ne cesse de croître, alors la seule réponse est l’agriculture naturelle. Un jour il n’y aura plus d’or noir ou alors les spécialistes nous mènent en bateau et nous font croire à une pénurie. J’imagine un scénario avec les gros engins en panne d’essence immobilisés en plein champ, les usines en attente de pièces et de gomme, la banque accordant des prêts carburant… et je ne pense pas avoir la berlue.

La priorité est de nous nourrir. Non pas pour un an ou un siècle mais jusque la fin du monde. Quand je dis nous nourrir j’entends que chaque homme doit pouvoir faire pousser et élever de quoi mettre dans son assiette, qu’il soit riche ou pauvre. J’ai la conviction profonde que la bonne nourriture ne doit pas être réservée à une certaine catégorie ou tranche de la société, qu’une nourriture de haute qualité est un droit et non un privilège, que la faim dans le monde est facile et rapide à éradiquer .

A vous qui ne connaissiez pas Fukuoka j’espère vous avoir donné un aperçu de la simplicité et la pure logique de sa vision et de sa méthode. Je vous invite à lire La révolution d’un seul brin de paille que vous pourrez vous procurer à peu de frais sur les sites de ventes en ligne et dans les meilleures librairies des grandes villes.

C’est après avoir lu ce livre que ce blog aurait réellement un sens pour vous. Je ne sais comment vous persuader, vous parler, vous dire que ce livre - si vous le lisez attentivement – vous donnera une clé qui ouvre une porte : celle de votre esprit.

jeudi, juin 21 2012

Un oeuf pour la faim

DSC03330.JPGenclos_des_poules.JPGDans la nature il y a ce qu'il faut pour nourrir toute la vie sur terre. Voilà une affirmation de Masanobu Fukuoka. Encore une qui va à l'encontre des Cassandres. Pour mon jardin il m'a semblé indispensable d’acquérir quatre poules. Après des rebondissements dignes des Desperate je me retrouve aujourd'hui avec six poules et un coq. Ci-joint quelques photos pour illustrer comment je petit-déjeune grâce à eux.

Mon tout premier jour

Bienvenue chez moi, vous êtes ici chez vous. Ce blog vient d'être crée.

Je m'appelle Ruthie et j'habite dans le Sudouest de la France. Il y a dix ans que je jardine ici. Au début c'était un terrain nu. Aujourd'hui on se croirait un peu sous les tropiques.

Un jour j'ai rencontré un livre : La révolution d'un seul brin de paille. L'auteur : un certain Masanobu Fukuoka. Un contemporain. Depuis, mon monde a basculé. L'agriculture par la nature je l'ai rencontrée. Il est rare d'entendre une personne dire que son monde à été mis sens dessus-dessous par le jardinage ou la culture. Pourtant, c'est bien ce qui s'est produit. Balayée toute une éducation. Renversées beaucoup d'idées pourtant d'apparence solides et stables. Vaincues toute une armada de peurs et de craintes de ne pas réussir ou de mal faire.

Très vite j'ai cherché a rencontrer d'autres convertis comme moi, des vrais gens dans ce vrai monde aujourd'hui et maintenant. La magie du web est réelle et d' Inde, du Népal, de l'Australie, et du continent Américain les correspondants curieux, débutants, ou aguerris, ont commencé à m'écrire...en anglais.

Quid de la France? De mon voisinage? De ma famille?

Voilà l’origine de ce blog. Je voudrais rencontrer des personnes qui essaient de pratiquer l'agriculture naturelle d'après les enseignements de Masanobu Fukuoka dans ce pays et ceux limitrophes En attendant leur arrivée je partagerai avec vous un peu de cet esprit, quelques photos de mes tentatives dans le domaine, et beaucoup d'espoir et de volonté.

Cordialement RUTHIE